Activités

Week-end à la montagne

Début mars 2017, nous prenons deux jours de congé et nous nous octroyons un weekend prolongé à la montagne afin de profiter des dernières neiges de la saison. Comme d’habitude, notre destination se situe en Valais, à 2000m d’altitude: il s’agit du charmant village de Riederalp, où j’ai eu le grand privilège de passer la majorité de mes vacances de l’enfance à l’adolescence. Les prévisions météo pour le premier weekend de mars sont déplorables… Mais comme chacun le sait, en montagne la météo se montre volontiers capricieuse et fait fi des prévisions. Nous décidons donc de tenter notre chance.

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Ambiance mystérieuse au soleil levant samedi matin, le lendemain d’une tempête de neige.

Nous partons donc jeudi matin de Berne, en train, direction le tunnel du Lötschberg. Ce tunnel ferroviaire, long de 35 km, permet de relier rapidement les cantons de Berne et du Valais, séparés par une partie de la chaîne des Alpes. Notre trajet de Ostermundigen à Mörel, station de départ de la télécabine qui mène à Riederalp, ne dure que deux heures à peine. Le temps qui nous attend en haut correspond en tous points aux tristes prévisions: un épais brouillard humide enveloppe le village. Il s’épaissit encore au cours de l’après-midi, si bien que notre promenade hivernale se transforme en promenade mystique, dans du blanc, sur du blanc… Pour un peu on se croirait dans un décor de Matrix… On ne voit plus à deux pas devant nous, et après avoir perdu notre chemin en haut de la Gopplerlücke, nous décidons de suivre la silhouette des télésièges du Blausee pour arriver au village voisin de Bettmeralp, méconnaissable dans ce décor de film fantastique. Un selfie dans le brouillard s’impose, évidemment.

Le jour suivant, grand étonnement au sortir du lit: le soleil est au rendez-vous! Ni une ni deux, nous prenons la décision d’en profiter un maximum, et nous nous précipitons dans un magasin de sport pour louer notre équipement de ski. Cela fait très exactement 15 ans que nous n’avons pas remis nos pieds sur des lattes… Après une enfance marquée par des journées de ski interminables par toutes les conditions météo, je m’étais petit à petit détournée de ce sport pour lui préférer d’autres activités dans la neige. En plus, notre toute dernière expérience n’était pas précisément glorieuse: Héctor avait emprunté les skis de mon frère et la journée s’était soldée par une fixation cassée et une descente de la piste à pied, skis sur le dos… Pas fortiche comme souvenir. Mais nous ne nous laissons pas abattre dans notre motivation – même pas par le prix exorbitant de la journée entre la location du matériel et le forfait des remontées… Non, cette fois nous voulons vraiment en avoir le coeur net: est-ce que c’est vrai ce qu’on dit, que le ski ça ne s’oublie pas?

Eh bien oui, je confirme: après 15 ans d’abstinence, je retrouve pleine confiance sur mes skis après 5 minutes à peine sur ma première descente. Pour Héctor – qui n’a qu’une douzaine de jours de ski à son actif – c’est quasiment pareil, sauf que les poteaux rouges au bord de la piste l’inquiètent encore un peu (il préfère les bleus)…

Au bout de deux descentes, une autre réalité se confirme malheureusement aussi: même si notre tête n’a pas oublié comment on skiait, notre corps, lui, n’a clairement plus vingt ans… Le lendemain, les courbatures sont tenaces: aux poignets, aux mains, aux épaules, dans le haut du dos, aux mollets, aux chevilles… C’est l’intégrale. Aïe. Malgré ce réveil douloureux, l’expérience est concluante, et on peut dire que je me suis définitivement réconciliée avec le ski.

Le reste du weekend se passe de manière fort agréable entre tempêtes de neige, panoramas époustouflants, promenades sportives, descentes en luge, spécialités gastronomiques, mots croisés, broderie au point de croix, etc. Il y en a pour tous les goûts. Un aperçu en images:

Je vous raconterai dans un autre post l’avancée de mon nouveau projet de broderie au point de croix. Et pour la recette de la tarte aux pommes, c’est par ici.

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