Comme à son habitude, le mois d’avril se montre capricieux. Celui de 2017 ne fait pas exception à la règle. Il sème la confusion dans un enchaînement aléatoire de soleil, de neige, de chaleur, de pluie, de vent et de froid. Il y en a littéralement pour tous les goûts.

Nous profitons d’une des magnifiques journées de ce mois d’avril pour partir à la découverte de la colline que l’on voit depuis la fenêtre de notre cuisine: le Bantiger. Sur ce monticule qui cumule à 947m se dresse une tour de télévision que l’on voit loin à la ronde. La tour a un passé célèbre: pendant la Coupe du monde de football de 1954, organisée en Suisse, c’est grâce à la tour du Bantiger que les matchs ont été retransmis pour la première fois en direct en Europe.
Nous décidons de contourner la colline depuis le parking de Cholgrube, afin d’accéder à la tour depuis le nord, par un sentier moins fréquenté. Le chemin nous mène d’abord vers le lieu dit Chlosteralp, littéralement l’alpage du cloître. Pas de cloître en vue… mais de loin, on aperçoit déjà la tour.
Notre chemin nous mène ensuite par monts et par vaux, à travers champs et forêts. Au détour d’une clairière, au bout d’un chemin, la tour du Bantiger refait des apparitions sporadiques, nous rappelant que notre destination est encore loin. Une pause s’impose avant de redoubler d’efforts pour parcourir les derniers kilomètres…

Partout autour de nous, les cerisiers en fleurs célèbrent le printemps. Nous rencontrons deux dames occupées à cueillir des feuilles de pissenlit pour leur salade… Elles nous indiquent le chemin le plus court jusqu’au sommet. La tour semble se rapprocher… Nous sommes sur le Bantigerhubel. Ça y est, plus que 15 minutes jusqu’à la tour!
Après près de quatre heures de marche au total, nous voici au sommet de la colline, au pied de la tour! L’ultime effort consiste à gravir les escaliers pour profiter d’un panorama magnifique sur le Mittelland bernois. Quand on regarde en direction de la forêt d’Ostermundigen (à gauche sur la photo), on distingue notre quartier… et on devine notre maison, quelque part au loin!








