Créations

La petite bleue à paillettes

Dans ma collection de tissus, un jersey bleu à volants et à paillettes attendait depuis bien longtemps d’être transformé en petite robe cocktail. Le mariage d’un couple d’amis fin avril 2017 semblait être l’occasion rêvée de réaliser ce projet.

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Avec un tissu de ce type, un patron extrêmement simple s’imposait. Une robe droite, donc, sans pinces ni découpes. En plus, impossible de faire des surpiqûres par-dessus les volants: il fallait prévoir une doublure qui me permettrait de faire des surpiqûres invisibles.

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J’ai finalement trouvé mon bonheur dans la sélection de robes de fête du magazine Burda de mars 2013 (n°130). Le modèle 130 est une robe longue toute droite et sans pinces, avec des mini-manches. Comme je n’ai qu’un mètre de mon tissu bleu à paillettes, je raccourcis le patron pour obtenir une longueur de 50 cm sous la taille (juste au-dessus des genoux). Comme d’habitude, je choisis la taille 34 pour moi.

Pour la doublure (qui n’est pas prévue par Burda pour ce modèle), j’achète d’abord un tissu doublure stretch en acétate. Mais dès le premier enfilage (j’avais déjà cousu l’encolure), je me suis sentie comme une pile électrique. Je savais que je ne supportais pas l’acétate, mais là c’était VRAIMENT inconfortable. Je retourne donc dans les magasins pour acheter un jersey viscose très fin – nettement plus cher que la doublure mais d’un confort sans égal.

Afin que les volants ne partent pas dans tous les sens, je les fixe avec quelques piqûres à la main avant chaque couture. C’est un travail supplémentaire plutôt chronophage, mais il m’évite de devoir défaire des coutures ratées. Même aux endroits délicats, sur les épaules et sur l’encolure, les volants restent bien en place. Je dois quand même creuser d’environ 1 cm l’encolure devant, pour que les volants soient bien ajustés. Pour que la doublure reste bien en place, je fais des surpiqûres invisibles à l’aiguille double sur la doublure, autour de l’encolure ainsi que sur le bas des emmanchures. Les manches, elles, ne sont pas doublées.

Au final, j’avoue que je suis très contente du résultat. La robe est hyper-confortable, juste la bonne longueur, simple à combiner… Vu la fraîcheur des températures à la fin du mois d’avril, je l’ai portée au mariage avec un blazer assorti et des bottines noires. Le résultat me fait penser à ces robes droites typiques des années 20. Et le tout en à peine 3 jours de travail, le patron ne présentant quasiment aucune difficulté. Comme j’ai ajouté une doublure, je n’ai pas suivi les explications de Burda, et je me suis aidée des instructions de mon livre de couture générale. Le détail le plus compliqué a été la finition des emmanchures, pour laquelle j’ai tourné l’ouvrage sur l’envers afin de coudre la robe et la doublure endroit sur endroit: il faut s’y prendre en deux temps, d’abord une couture sur le devant, du haut de l’épaule jusqu’à la couture de côté, puis une deuxième couture sur le dos… Ça fait un peu un effet embouteillage sur votre machine, mais le rendu final est impeccable.

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Au mariage de nos amis, le canapé bleu symbolisait le début de leur amour.

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