Du 21 au 24 juillet 2017, je suis en vacances avec mes parents dans la région de la Ciociaria en Italie. Après notre cours de cuisine italienne avec Carlo, nous nous consacrons à la découverte des traditions, des costumes colorés, des paysages et des édifices historiques de la région.
En sortant de notre hôtel dimanche matin dans la petite ville de Arpino, nous assistons au défilé et au concours annuel du plus beau costume traditionnel de la Ciociaria. Les vêtements magnifiques, colorés et richement décorés, sont présentés par couple. Le jury évalue le costume de l’homme et celui de la femme sous toutes leurs coutures. C’est le cas de le dire, car à part l’aspect esthétique, la réalisation des costumes et le respect de la tradition sont passés au peigne fin. Le moindre détail est analysé: du laçage exact du corsage à l’origine du collier de perles, en passant par le motif de la ceinture brodée et l’épaisseur des chaussettes en laine, oui, même les sous-vêtements y passent. Un défilé de mode insolite, qui ne peut que fasciner une couturière amatrice comme moi. Mon costume préféré est sans conteste celui de la dame ci-dessus, en bleu et rouge avec son corsage en pointes. J’adore l’originalité et la composition des couleurs.
Les costumes sont inspirés des professions anciennement exercées par les habitants de la région, en majorité des bergers, des agriculteurs et des chasseurs. Tous les participants au défilé portent d’étranges sandales faites de lanières de cuir, les ciocie. J’apprends que ce sont elles qui ont donné à la région son nom.
Après cette découverte folklorique, nous prenons la voiture pour aller visiter la petite ville Isola del Liri à quelques kilomètres de Arpino. Complètement entourée par deux bras de la rivière Liri, la ville a vraiment toutes les caractéristiques d’une île. Le centre, très ancien, est célèbre pour sa grande cascade – elle s’appelle d’ailleurs Cascata Grande – qui tombe naturellement d’une hauteur de 28 mètres. En parlant d’eau, un rafraîchissement ne serait pas de refus, car les températures dépassent largement les 30 degrés… Nous nous réfugions dans l’air climatisé du restaurant Scala alla Cascata, qui nous régale d’un carpaccio de bolets, d’un risotto aux fruits de mer et d’une truite au four. Une adresse que je recommande sans hésiter!
Rassasiés, nous reprenons la voiture pour faire quelques kilomètres de plus et rejoindre la fameuse abbaye de Casamari. Le réfectoire des moines bénédictins de Casamari figure sur la couverture du livre de cuisine que nous avons reçu à l’issue de notre cours avec Carlo à Arpino. Il fallait bien que nous visitions cet endroit après avoir cuisiné les spécialités des moines du lieu!
Fondée par des moines bénédictins en 1053, l’abbaye passe à l’ordre cistercien au 12e siècle. Depuis le début du 20e siècle, elle est le siège de la Congrégation de Casamari qui regroupe quelque 200 moines cisterciens dans plusieurs abbayes.
L’endroit respire la paix et la vieille pierre… On devient méditatif pendant qu’on fait les cents pas dans la cour intérieure, à l’ombre bienvenue des arcades. Nous visitons le fameux réfectoire avec ses voûtes en pierre et ses tables imposantes. La bibliothèque et la pharmacie sont malheureusement fermés lors de notre visite dominicale en ces lieux.
L’église de Casamari vaut à elle seule le détour. Les vitraux en feuilles d’albâtre – une technique très ancienne, à ce qu’il paraît – ressemblent à du bois translucide… Avec le soleil de ce magnifique jour d’été, il en émane une lumière jaune dorée absolument étonnante, quasi magique. On se croirait propulsé dans un univers fantastique.
C’est ainsi que, après avoir découvert quelques secrets de la région de la Ciociaria, notre séjour à Arpino touche à sa fin. Mais ce n’est que partie remise… Gageons que cette visite dans la région n’aura pas été ma dernière. Après tout, me voici maintenant élevée au rang des Ambassadrices et Ambassadeurs du Certamen Ciceronianum Arpinas. Un titre que je compte bien porter avec tout l’honneur qui se doit!
Dans ce cas, ce n’est qu’un arrivederci, Arpino. On se reverra.











