
Samedi 14 avril à 13h30, mon papa a décollé pour son dernier grand voyage.
Après une courte et intense maladie diagnostiquée il y a à peine 4 mois, mon papa est parti en toute tranquillité, comme quelqu’un qui avait tout planifié d’avance, un timing parfait, une organisation impeccable: il n’avait rien négligé, rien oublié, tout noté, tout prévu. En rentrant à la maison, on a retrouvé des modes d’emploi qu’il avait laissés un peu partout, comme des miettes de pain, comme autant de traces de son passage dans nos vies.
Même dans cet imprévisible que représente la mort, mon papa n’avait pas voulu se laisser surprendre. Il a fait son plan de vol, il a choisi son jour, son heure, son moment. Nous étions tous autour de lui, ma maman, mes deux frères et moi. Il avait tout dit ce qu’il avait à nous dire, il était prêt. Le soleil l’attendait, là-bas, au-dessus des nuages. Il a pris son élan, il a pris son envol.
Hotel Bravo Papa Papa, cleared for take-off.
Décollage réussi.
Bon voyage papa!
Tu vas tellement nous manquer.
Goodbye papa, it’s hard to die
When all the birds are singing in the sky
Now that the spring is in the air
With the flowers everywhere
I wish that we could both be there
Terry Jacks