Activités

Sur les sentiers de Las Batuecas

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Mon Bien-aimé, les montagnes, les vallées boisées solitaires, les îles lointaines, les rivières bruyantes, le sifflement de l’air empli d’amour; la nuit paisible avec ses aurores naissantes, la musique silencieuse, la solitude résonnante, le repas qui recrée et séduit.

Fin juin et début juillet, nous passons deux semaines de vacances auprès de la famille de Héctor en Espagne. Nos journées sont marquées par des repas opulents, des grasses matinées et des siestes reposantes, ainsi que des promenades à l’ombre des façades de pierre dans la vieille ville de Salamanca. La chaleur étouffante de la première semaine est peu propice à des excursions plus conséquentes. La deuxième semaine, heureusement – alors que la Suisse affiche fièrement des températures de 32 degrés – le thermomètre descend en Castille jusqu’à 22 degrés. On sort les pulls et les pantalons qu’on avait prévus (on connaît la météo capricieuse du haut plateau castillan), et on profite des journées plus fraîches pour découvrir un haut lieu de la spiritualité catholique: le monastère de San José de Las Batuecas, situé dans un magnifique parc naturel de la Sierra de Francia, au sud de Salamanca.

Le monastère, fondé en 1597, abrite une communauté de moines ermites de l’ordre des Carmelitas Descalzo. Il n’est pas possible de le visiter, mais une promenade permet de longer les murs du cloître et de se faire une idée de la vie de ces moines reclus.

Le parc autour du monastère invite à la détente et la découverte. Il fait écho au poème de saint-Jean de la Croix avec ses sentiers ombragés, ses rivières d’eau claire, ses arbres centenaires, ses insectes vrombissant dans le silence inspirant…

Des panneaux nous racontent les prouesses de quelques spécimens exemplaires, comme cet eucalyptus de 26m de haut et 1m66 d’envergure de tronc au sol… On se sent vraiment tout petit à côté!

Après la promenade, il est temps de rejoindre un restaurant de la région pour goûter aux spécialités locales… Je vous recommande le chevreau (cabrito) et l’agneau (cordero), ou la truite (trucha) des rivières avoisinantes.

Sur le chemin du retour, nous faisons un crochet par un point de vue à ne manquer sous aucun prétexte: le méandre du fleuve Melero, El Meandro del Melero. Vous pouvez même monter jusqu’au Mirador en voiture, il n’y a donc aucune excuse pour ne pas y aller! Bon c’est vrai qu’il vaut mieux avoir une voiture 4×4, la route n’est pas asphaltée. Mais si vous décidez de monter à pied, c’est tout à fait faisable, c’est à environ 1,5km à partir de l’endroit où la route se transforme en chemin de terre.

Arrivés en haut, vous ne le regretterez pas: le panorama qui s’offre à vous est grandiose! Le fleuve fait carrément un virage complet autour d’une colline boisée. L’explosion des couleurs entre le bleu de l’eau, le vert de la forêt et le jaune de la terre est totale. En plus, nous avons la chance de pouvoir admirer ce paysage sous la lumière douce de la fin de la journée. Juste splendide!

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