Créations

Oiseaux migrateurs

Free as a bird is the next best thing to be. Free as a bird.

(John Lennon)

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Avant de partir en vacances en Espagne, j’ai extirpé du fond de ma réserve ce coupon de tissu denim avec ses hirondelles qui donnent envie de prendre son envol. Je prévoyais de le transformer en petite robe d’été, un projet que j’ai réalisé séance tenante sur ma Pfaff Passport 2.0 chez mes beaux-parents à Salamanca. Voici le résultat, photographié quelques semaines plus tard à Ostermundigen.

Le patron vient du magazine Fashion Style 05/2016 (modèle 19). Il s’agit d’une robe de forme trapèze avec des mini-manches. Tous les modèles de Fashion Style peuvent être cousus du 34 au 54, ce qui – sur le principe – est une bonne chose. Malheureusement, tous les modèles ne sont pas adaptés à toutes les morphologies. Sur moi, la robe trapèze ressemblait surtout… à un sac.

Du coup, j’ai fait quelques adaptations radicales dans le modèle: j’ai resserré la couture dos pour faire une pince de 2 cm au niveau de la taille, et j’ai carrément ouvert le milieu devant pour ajouter une patte de boutonnage (j’en ai profité évidemment pour réduire la largeur). Une simple ceinture noire prise dans les coutures de côté permet encore de former la robe au niveau de la taille.

La longueur de la robe est dictée par mon coupon de tissu, ce qui fait qu’elle s’arrête au milieu de la cuisse. Pour la patte de boutonnage, je décide de renoncer aux boutonnières (vous ai-je déjà dit que je détestais coudre des boutonnières?) et je choisis de poser des boutons pressions noirs. Le contraste avec le tissu denim est sympa. J’aime beaucoup les mini-manches de ce modèle, ainsi que l’encolure en V. A bien y réfléchir, je trouve que la patte de boutonnage apporte vraiment un plus sur le devant de la robe.

Symboliquement, le motif des oiseaux migrateurs n’était sûrement pas choisi complètement au hasard… Le vent m’a poussée ces derniers mois à prendre mon envol vers de nouvelles latitudes. Après 6 ans de travail au Secrétariat d’Etat aux migrations, je change de poste pour rejoindre dès le 1er septembre l’Office fédéral de la culture. Une nouvelle fonction, un nouveau défi, de nouvelles découvertes… Ma curiosité naturelle a pris le dessus sur le côté confort d’un travail bien rodé. Je me réjouis d’être à nouveau un peu déboussolée. Histoire de se rappeler qu’il est important de ne jamais perdre le nord.

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