L’heure d’hiver et le mois de novembre sont arrivés subrepticement… Alors qu’on lézardait encore au soleil pendant un mois d’octobre quasi estival, ils nous ont surpris par leurs giboulées et leurs premiers flocons.
Alors avant de laisser les beaux jours derrière nous et de sortir les gros tissus en laine, il est encore temps de vous montrer une dernière création estivale: la robe romantique et festive à points roses.

Le tissu était à moitié prix dans un de mes magasins préférés à Berne. La vendeuse m’a signalé gentiment qu’ils l’avaient soldé à cause des critiques négatives de quelques clientes: le tissu contient en effet un certain pourcentage de fils métallisés – ce qui lui donne certes une jolie brillance mais qui le rend aussi impossible à repasser correctement une fois lavé. Comme le motif me plaisait trop et que le prix était vraiment intéressant, j’ai fait fi de ces avertissements et j’ai quand même acheté un mètre de tissu, juste assez pour avoir une fois le rapport.
Après lavage, je réalise que la vendeuse disait vrai. Le tissu est plutôt raide et absolument impossible à aplatir, même avec la vapeur à fond sur mon fer à repasser. L’effet est en fait un peu crinkle, vous voyez le genre… Mon choix de patron s’oriente donc vers une robe plutôt moulante, dans l’espoir que cela réduira un peu les plis dans le tissu.
Le modèle est une robe courte sans manches tirée du magazine Fashion Style 6/2018 (modèle 14). Petit détail que je trouve craquant: la pince du devant va de l’épaule à la poitrine, ce qui donne une jolie forme au corsage. Comme d’habitude je dois réduire l’ampleur sur le haut (2 cm au milieu dos et 2 cm au milieu devant), mais j’oublie de vérifier la largeur du bas, ce qui m’obligera à faire des marges de couture de 0,5 cm pour passer mes hanches à travers la jupe! Cela m’apprendra…
La robe se ferme dans le dos par une fermeture à glissière invisible (dont je commence à maîtriser la pose…), et elle est entièrement doublée d’un fin polyester blanc (mon tissu de doublure préféré de la marque Venezia).
En enfilant la robe pour les essayages, je réalise que les fils métallisés du tissu présentent un autre inconvénient auquel je n’avais pas pensé: les marges de couture ont tendance à me piquer dans la peau! Même la doublure ne permet pas d’éviter ce petit défaut désagréable. Dommage pour la jolie robe, je pense que je ne la porterai pas très souvent. Qu’à cela ne tienne, je n’ai qu’à la refaire dans un autre tissu. L’année prochaine, dès le retour des beaux jours!