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Atelier Snowboard, jour II

Après une bonne nuit de sommeil, il est temps de retourner au centre de cours d’artisanat de Ballenberg pour découvrir le résultat du travail réalisé par Héctor le jour antérieur. Pressé toute une nuit sous vide dans son sac en plastique, le savant assemblage de bois, de plastique, de fibres et d’epoxy devrait donner naissance à un vrai snowboard. Sera-t-il réussi?

Le suspens est insoutenable pendant que le gros bloc d’epoxy glisse de son sac. Les couches semblent bien collées entre elles, nul doute, mais mise à part cette bonne nouvelle il faut bien avouer que le grand rectangle qui sort du sac ne ressemble pas encore à un snowboard… C’est logique, car il faudra d’abord scier dans le bloc pour découper la vraie forme du snowboard. Mais avant cela, Héctor s’attaque au nettoyage de la surface et au grattage des bouts d’epoxy collés au bois. Il s’aide d’une lame de rasoir et… aïe!!! … le voilà qui signe sa création d’un filet de sang venu tout droit de son petit doigt. Heureusement, la coupure n’est pas profonde et la boîte des premiers secours est à portée de main.

Après avoir poncé le dessus pour enlever les imperfections du bain d’epoxy, le board est retourné à l’envers sur deux chevalets. Les contours du snowboard, le dessous étant protégé par une couche de scotch brun, sont bien visibles. Héctor les suit soigneusement avec une scie sauteuse, de manière à découper la forme du board en évitant de scier dans les carres en métal. L’odeur de la fibre de verre brûlée est ravissante… (heureusement qu’on porte des masques…).

Une fois le board découpé, la suite des opérations consiste surtout à poncer, poncer et reponcer. Avec un doigt lésé et de la main gauche, cela s’avère un peu plus compliqué que prévu… Ce sont surtout les courbes qu’il faut bien poncer pour les rendre régulières. Pour terminer les côtés et bien dégager les carres, on termine le ponçage des bords à la machine. Enfin, les trous des inserts, marqués sur les côtés du board avant la mise sous presse, sont réalisés à la perceuse.

A la fin de la journée, on décolle le scotch brun sous le board et on passe à la dernière étape: une bonne couche d’huile afin de faire reluire le bois et intensifier la couleur. Incroyable comme cela change tout! Une petite photo commémorative – sans masque cette fois – s’impose.

Héctor n’est pas peu fier de présenter le résultat de deux jours de travail artisanal au centre de cours de Ballenberg! Ne reste plus qu’à vérifier si son snowboard fait maison glissera aussi sur la neige… En tout cas, nous croisons les doigts pour que les stations de ski restent ouvertes cet hiver!

Un grand merci à ENLAIN, à Urs, à Ben et à Pirmin, ainsi qu’à toute l’équipe du centre de cours de Ballenberg pour ces deux jours inoubliables!

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