Créations

Mille et une fleurs

Il était grand temps de vous montrer ma belle robe portefeuille au motif floral que j’ai adoré porter cet hiver. Longues manches à tête froncée, encolure croisée, jupe à panneau superposé: elle a tous les atouts pour être dansante et féminine. Le patron de cette jolie création n’est toutefois pas à mettre entre toutes les mains: la réalisation demande un peu de dextérité, surtout si vous voulez doubler l’entier du devant et du dos comme je l’ai fait.

La patron vient du magazine Burda n°249 de septembre 2020 (modèle 107). J’ai immédiatement flashé sur ce modèle et j’ai eu envie de le coudre dans une viscose fluide. J’ai trouvé le tissu dans une de mes boutiques en ligne préférées: il était soldé (un avantage non négligeable quand vous avez besoin de 3m de tissu!); son motif floral qui rappelle les années 70 accroche le regard et met de bonne humeur; sa qualité douce et brillante vous donne carrément l’impression de porter une robe en soie.

La robe comporte plusieurs aspects originaux qui m’ont tous donné du fil à retordre: des épaules froncées, une encolure croisée, une taille élastiquée, un pan de jupe pris dans le côté. Je décide de doubler toutes les parties du devant et du dos (sauf le panneau de la jupe portefeuille) avec une fine viscose brune unie.

Le pan de jupe superposé est simplement pris dans le côté droite de la jupe. Ce détail m’a obligée à racheter 80 cm de tissu… J’avais d’abord malencontreusement posé le patron dans le faux sens sur le tissu, ce qui fait que mon pan de jupe n’ajustait pas avec le haut croisé! Evidemment je m’en suis rendu compte après avoir thermocollé de vlieseline et cousu l’ourlet… Bref, j’ai donc attendu la livraison de mon deuxième bout de tissu pour pouvoir recouper le pan en question (dans l’autre sens cette fois) et refaire l’ourlet. Nouveau défi pour faire coïncider le haut et le bas, afin de donner l’illusion de la robe portefeuille sur toute la longueur.

Avec l’épaisseur de la doublure, j’ai galéré un peu pour introduire l’élastique sous la couture de la taille. Mais la patience en vaut la peine! Le rendu final est parfait. Et grâce à l’encolure croisée et à la taille élastiquée, la robe se passe de fermeture éclair.

Les manches sont froncées sur le haut de la tête de manche. Du coup, elles ne sont pas évidentes à coudre dans l’emmanchure, il faut prendre son mal en patience… Le léger effet ballon de la tête de manche froncée les rend super féminines. Elles ne sont pas doublées et se terminent sur un simple ourlet au poignet. Avis aux amateurs: le magazine propose pour le même modèle un patron pour des manches plus larges qui se terminent sur un élastique au poignet.

Une fois la robe terminée, j’ai dû faire quelques points à la machine pour retenir l’encolure croisée. En effet, elle avait tendance à s’ouvrir sur le devant, comme souvent dans les encolure portefeuille. En faisant juste quelques points de couture à l’endroit où les deux pans se croisent, on garde l’effet de l’encolure portefeuille tout en évitant le décolleté plongeant imprévu!

Je suis très fière de cette création et j’adore porter cette robe! Malgré l’effet satin, le tissu viscose ne se froisse pas si facilement. Je suis très contente de l’avoir doublée, même si cela signifie le double de travail: je trouve que les jupes tombent toujours plus joliment quand elles sont doublées. En plus, pour une robe d’hiver, les doublures ont aussi l’avantage de tenir plus chaud!

1 réflexion au sujet de “Mille et une fleurs”

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